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#48 Le sommeil (deuxième partie)

MODE DE VIE ET MIEUX-ÊTRE

 

Pierre Choinière N. D.

Membre du C.N.Q. et de la

                                                  Société ÉducoSanté

                                

                                           CHRONIQUE # 48

 

                                           Le sommeil (deuxième partie)

 

 À la lecture de la première chronique de cette série, vous avez appris que le manque de sommeil engendrait l’énervation (manque d’énergie nerveuse) et qu’à son tour cette carence en énergie était responsable de l’intoxication cellulaire avec toutes les conséquences fâcheuses (maladies) qu’on lui connaît. Je précisais aussi que, malheureusement, cette réalité physiologique n’est pas vraiment reconnue et encore moins prise en considération par les milieux médicaux. Dans cette deuxième chronique, je veux faire ressortir que, dans bien des cas, les résultats de recherches effectués par les scientifiques eux-mêmes ne semblent pas atteindre leur but qui est d’enrichir la connaissance et, ultimement, les traitements médicaux. Regardons ensemble quelques résultats de recherche et comme vous le verrez les conclusions s’imposeront d’elles même.

 

Ce que dit la recherche à propos du manque de sommeil

 

Déjà il y a dix ans, en 1998, le Dr. Marie Dumont, alors professeur de psychiatrie et chercheure au laboratoire de chronobiologie de l’hôpital Sacré-Cœur de Montréal affirmait que « Nous sommes tous en privation chronique de sommeil. Dans notre société axée sur la performance, la première chose qu’on coupe, c’est le sommeil ». De plus, elle soulignait que « les gens doivent se rappeler que durant notre sommeil des hormones stimulent notre organisme qui améliorent nos performances durant le jour. Elles sont essentielles. Donc si on se prive de sommeil, on réduit cette stimulation et cela explique qu’on fonctionne moins bien. ». Comme le démontre ce professeur le sommeil, quand on décide de ne pas le « couper », permet de refaire le plain d’hormones nécessaires à l’action mais, avant tout, et il ne faut pas l’oublier, il permet de diminuer la toxémie et ainsi la surexcitation nocive des cellules.

 

Le taux de leptine

 

Quelques années plus tard une étude nous apprenait que la privation de sommeil fait baisser le taux de leptine, une protéine sanguine qui supprime l’appétit et semble influer sur la manière dont le cerveau réagit quand le corps a ingurgité suffisamment de nourriture. Et à l’inverse la privation de sommeil augmente le niveau d’une hormone, la ghrelin, qui contribue à ouvrir l’appétit. Cette réalité physiologique a pour conséquences d’augmenter la tendance à l’obésité mais aussi au diabète. La recherche qui a conduite à ces résultats a été dirigée par le Dr. Steven Heymsfield de l’Université Columbia et de l’hôpital St-Luke’s-Roossevelt de New York en 2004.

 

Précédemment, en 2003, d’autres études avaient mis en lumière que le manque de sommeil avait pour conséquence de dérégler d’autres hormones impliquées dans le contrôle du poids, à savoir l’insuline, le cortisol et des hormones de la thyroïde.

 

L’insatisfaction, la colère et L’impatience

 

Comme on le sait, notre humeur est directement influencée par la qualité de notre sommeil. Ce que l’on connaît moins cependant c’est jusqu’à quel point nous et ceux que nous côtoyons en sommes victimes. Une enquête réalisée par la National Sleep Foundation des États-unis nous éclaire à ce sujet. Elle révèle que 21 % de ceux qui manque de sommeil sont insatisfaits. de la vie, 12 % se déclarent souvent fâchés, 50 % ont de la difficulté à s’entendre avec les autres et 60 % trouvent qu’ils manquent de patience.

 

J’ai choisi c’est quelques résultats de recherches scientifiques pour illustrer le manque de concertation autour de la recherche et surtout du peu d’application pratique qui en découle.

 

Le sommeil : facteur de naturel de santé de premier plan

 

Lorsque mes enfants étaient en bas âges, j’avais l’habitude de leur dire quand ils étaient malades ou qu’ils s’étaient infligés une blessure que le « dodo de la nuit » règlerait le problème et qu’ils se réveilleraient guéris. Je m’organisais alors pour qu’ils bénéficient d’une bonne nuit de sommeil et d’une bonne dose d’amour. Bien entendu, plus souvent qu’autrement ils se réveillaient en forme et les «petits bobos» de la veille avaient disparus grâce au pouvoir auto guérisseur dont ils disposaient. Celui-ci, comme la recherche le démontre, ne demande qu’à se manifester. C’est ce que le sommeil de qualité permet, une auto régulation des fonctions organiques y compris celle de la guérison.

 

 Il n’y a pas en douter. À la lumière des études sur le sommeil et de la connaissance des lois naturelles de santé, le sommeil doit être considéré comme un facteur naturel de santé de toute première importance. C’est ce que les naturopathes, à juste titre, ont toujours préconisé.

 

Dans la dernière chronique de cette série je résumerai les meilleurs moyens à utiliser pour bénéficier du sommeil.

 

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