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# 43 « Le repos (2e partie) »

CHRONIQUE # 43

« Le repos (2e partie) »

 

MODE DE VIE ET MIEUX-ÊTRE

 

Pierre Choinière N. D.

Membre du C.N.Q. et de la

Société ÉducoSanté

                                

 

Nous avons vu la semaine passée qu’il y a en réalité beaucoup de gens fatigue et ce sans qu’ils ne le réalisent vraiment. Nous avons vu aussi que ces gens  étaient directement responsables de cette situation et que le repos constituait la toute première règle à suivre pour les amener à corriger la situation. Aujourd’hui, j’aimerais élaborer davantage sur cette nécessité fondamentale qu’est le repos.

 

Le repos est la condition essentielle à la santé

 

Nous vivons dans un monde paradoxal. Notre société de loisir qui nous laisse beaucoup de temps libre et qui, par conséquent, devrait favoriser le repos, produit un grand nombre de gens fatigués. Dans la plupart des cas, une telle fatigue, n’est pas reliée au monde du travail. Généralement, les heures de travail sont écourtées et les conditions dans lesquelles ce travail se déroule sont très acceptables.

 

Les gens ne se fatiguent donc pas outre mesure au travail et d’autre part disposent de beaucoup de moments de loisirs. On a là les conditions nécessaires à la récupération énergétique. Pourtant celle-ci se fait mal et de très nombreuses personnes sont fatiguées, épuisées, surmenées, déprimées. Comment peut-on expliquer cette situation?

 

Pour bien comprendre ce phénomène, il faut tout d’abord réaliser clairement que la notion de repos est polyvalente. Lorsqu’on parle de repos, on pense généralement au fait de se coucher pour dormir ou de s’asseoir confortablement dans son fauteuil préféré afin de relaxer pleinement. Il s’agit là bien sûr de formes de repos importantes, mais il y en a pourtant bien d’autres encore.

 

Activité = forme de repos correspondante

 

À chacune des activités de l’organisme correspond une forme particulière de repos. Tout ce que l’organisme peut accomplir, à quelque niveau que ce soit, justifie une forme correspondante de repos. Lorsque l’estomac digère des aliments par exemple, on assiste à une dépense d’énergie à ce niveau (voir ma chronique # 3 La réorientation nerveuse). Une fois cette digestion terminée, il est nécessaire d’accorder à l’estomac le repos nécessaire avant de le solliciter à nouveau. De même, au cours d’un travail intellectuel intense nous dépensons de l’énergie. Nos facultés mentales deviennent alors moins efficaces par l’accumulation des toxines organiques générées par l’activité. La fatigue nous avertis de l’accumulation de celles-ci. Il faut donc, ici aussi, une période de repos correspondante pour favoriser l’élimination de ces toxines et redonner à ces facultés toute leur acuité.

 

 

Le repos et l’exercice physique

 

Une étude intéressante réalisée par le Dr. Katarine Borer, Ph. D. spécialiste en kinésiologie de l’Université du Michigan confirme que la notion de repos s’applique à toutes les activités de l’organisme. Selon cette spécialiste, il est absolument nécessaire de cesser l’effort de temps en temps pour permettre à l’organisme de récupérer. La cessation de l’effort doit être en rapport avec l’intensité de l’entraînement.

 

Elle nous rapporte aussi que dans le cas d’un entraînement sans manipulation de charges lourdes (culturisme ou haltérophilie), il est sage de s’accorder une journée de repos par semaine. À ceux qui manipulent des charges lourdes ou qui forcent énormément, deux ou trois jours de repos peuvent être nécessaires occasionnellement.

 

Dans le cas de l’exercice physique comme dans bien d’autres, l’individu se rend compte qu’un repos est nécessaire lorsque ses performances semblent stagner. Quand le progrès n’est plus au rendez-vous, c’est le signe évident qu’un repos s’impose. En s’accordant ce repos, les progrès pourront se manifester à nouveau. Ne pas s’accorder le repos nécessaire c’est se condamner à la stagnation puis à l’épuisement. Bien entendu on ne devrait jamais se rendre à l’épuisement car ce stade comporte de fâcheuses conséquences.

 

La récupération par le repos intégral

 

Je pourrais ainsi donner de nombreux autres exemples d’activités qui réclament des périodes normales de repos. Je crois, cependant, qu’à la lumière des notions de fatigue et de formes correspondantes de repos, vous pourrez comprendre plus facilement pourquoi tant de gens manquent d’énergie. C’est tout simplement qu’ils ne se reposent pas de façon complète et intégrale préférant, à tord, la stimulation sous une forme ou une autre. Comme nous l’avons vu cette attitude conduit tôt ou tard à la maladie car certaines fonctions organiques finissent par ne jamais être capable de récupérer et d’opérer convenablement.

 

Soit dit en passant, une bonne façon de savoir que nous avons récupéré suffisamment d’une activité est que nous ressentions à nouveau le goût de reprendre cette activité.

 

Nous aurons l’occasion de reparler de ce sujet.

 

Bonne semaine

 

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