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# 38 : « Toxicité des produits ménagers » 2e partie)

                                        CHRONIQUE # 38 :

 

 

 

               Réponses aux questions de mes lecteurs

              

                           « Toxicité des produits ménagers » (2e partie)

 

 

 

 

 

 

Pierre Choinière N. D.

Membre du C.N.Q. et de la

Société ÉducoSanté

MODE DE VIE ET MIEUX-ÊTRE

 

 

 

                                

 

 

 

La semaine dernière j’ai décrit et dénoncé plusieurs substances toxiques qui se retrouvent couramment dans nos foyers et… dans nos cellules. En 2003, il était démontré que, chaque jour, chacun de nous est exposé à plus de 500 produits chimiques et toxiques. Au même moment, la Sierra Club nous informait qu’approximativement 200 produits chimiques intoxiquaient chaque citoyen en se retrouvant dans leurs cellules adipeuses. Comme le dit le très pertinent biochimiste québécois Dominic Lelièvre, B.Sc., « La question n’est pas de savoir si nous portons ou non un fardeau de produits toxiques, mais bien de savoir combien! »

 

Cette semaine, je vous exposerai la position des naturopathes face aux substances intoxicantes de toutes provenances ce qui inclus bien sûr, pour le bénéfice de ma lectrice, celles en provenance des produits ménagers.

 

La notion d’intoxication

 

 

 

Pour bien cerner la question de toxicité, je préciserai d’abord que, dans les milieux officiels, on n’a pas exactement la même définition du mot intoxication que dans les milieux naturopathiques. Dans les milieux officiels, la notion d’intoxication est nettement plus restrictive. On parlera, par exemple, d’intoxication à l’alcool ou à une drogue quelconque. On peut aussi parler d’intoxication aux métaux lourds. À l’occasion, on parlera également d’intoxication médicamenteuse.

 

 

 

Toutes ces formes d’intoxications sont réelles. C’est un fait que l’alcool intoxique, comme le font également les drogues, les métaux lourds et les médicaments, mais ces substances ne sont pas les seules à intoxiquer l’organisme. Beaucoup d’autres substances en font autant, même si parfois leur degré d’intoxication est moindre.

 

La notion de toxicité d’un point de vue naturopathique

 

 

 

Je vous invite à apprécier la simplicité et la pertinence de la compréhension de la naturopathie face au phénomène de l’intoxication. On dit donc qu’une substance est intoxicante lorsque l’organisme ne peut se l’approprier pour l’intégrer d’une façon ou d’une autre à ses tissus. En l’occurrence, l’organisme doit neutraliser cette substance et l’éliminer, ne pouvant en faire aucune utilisation valable.

 

Prenons un exemple pour illustrer cette réalité. Supposons qu’une personne respire du formaldéhyde contenu dans un de ses produits ménagers. Ce produit chimique n’a rien d’une substance nutritionnelle : il ne peut, en aucun cas, nourrir l’organisme. Il s’agit d’une substance totalement étrangère aux besoins de l’organisme.

 

Tout ce que l’organisme peut faire de cette substance, c’est la neutraliser et s’en débarrasser le plus rapidement possible. Si l’opération de neutralisation se fait bien et que l’élimination est totale la substance ne sera pas très toxique pour l’organisme, mais tant que ces deux fonctions ne seront pas complétées, la substance intoxique l’organisme.

 

Dans notre exemple, il est question que d’une courte inhalation d’une substance intoxicante. Une exposition plus prolongée ou des concentrations plus grandes de produits toxiques sont possibles. De plus, d’autres substances présentes dans les produits domestiques, les aliments ou provenant d’autres sources peuvent s’avérer beaucoup plus intoxicantes encore.

 

Vu sous cet angle, il est clair que l’intoxication est un phénomène très répandu, mais aussi très mal compris de la communauté scientifique et de la plupart des gens. Il existe donc de nombreuses formes d’intoxications : certaines sont bénignes, d’autres beaucoup plus sérieuses. Mais quelque soit le pouvoir intoxicant des substances intoxicantes elles ont un point en commun : elles ne devraient jamais se retrouver dans l’organisme.

 

Malheureusement, la plupart d’entre nous doivent vivre avec une intoxication tissulaire plus ou moins grande. L’organisme, dans sa sagesse, repousse ses substances toxiques loin des organes et tissus nobles en attendant de pouvoir les éliminer et c’est pour cette raison que les tissus adipeux en contiennent les plus fortes concentrations.

 

 Pour en savoir plus les phénomènes d’intoxications, je vous invite à lire ou à relire ma série de chroniques sur l’unité de la maladie (chronique 19 à 25).

 

La prudence s’impose donc en ce qui a trait à l’utilisation de toute substance chimique. Elles sont à éviter autant que faire se peut.

 

Prudence et à la semaine prochaine.

 

 

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