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# 22 : L’UNITÉ DE LA MALADIE (Quatrième partie)

                                

CHRONIQUE # 22 : L’UNITÉ DE LA MALADIE (Quatrième partie)

MODE DE VIE ET MIEUX-ÊTRE

 

 

 

Pierre Choinière N. D.

Membre du C.N.Q. (Collège des naturopathes du Québec)

 et de la Société ÉducoSanté

 

 

 

La semaine dernière j’ai établi que, selon les théories naturopathiques, les maladies aiguës ne sont rien d’autre que des crises de désintoxications. Ces crises ont pour objectif de permettre à l’organisme de se débarrasser d’un surplus de déchets. Aujourd’hui, nous verrons comment ces crises se réalisent.

 

Les maladies aiguës

 

 

 

Au cours d’une crise de désintoxication caractérisée par une maladie aiguë, il est bien évident que l’organisme déploie beaucoup d’énergie pour opérer ce nettoyage de ses tissus. Il suffit de constater les efforts impliqués. La fièvre, la transpiration, l’activité rénale, le travail des muqueuses, les irruptions cutanées sont des exemples de ces efforts.

 

Tous ces efforts de purification tissulaire se réalisent avec de grandes dépenses énergétiques. Or il semble y avoir ici un paradoxe puisqu’on sait que c’est par manque d’énergie nerveuse qu’une personne arrive à l’encrassement tissulaire. Comment peut-elle dès lors dépenser autant d’énergie nerveuse au cours de cette crise de désintoxication?

 

La réponse à cette question est fort simple : c’est tout simplement parce que l’organisme a la possibilité de réorienter ses énergies nerveuses en les dirigeant essentiellement vers les émonctoires (voir ma chronique # 3 La réorientation nerveuse). Un exemple nous permettra de mieux comprendre cette situation. Lorsqu’on fait une bonne grippe, une affection aiguë qui caractérise très bien une crise de désintoxication, on ne se sent pas aussi énergique qu’à l’habitude. On a les jambes molles, on se sent épuisé, on n’a aucun goût de s’activer physiquement, en fait, le moindre effort est pénible. Comment expliquer cette situation? Tout simplement par le fait que l’organisme a réorienté ses énergies nerveuses. Au lieu de les diriger en quantité appréciable dans le système musculaire notamment, il les concentre au niveau des organes d’élimination. C’est ainsi que le foie, les reins, la peau, les muqueuses deviennent très actifs et que l’élimination des déchets peut se faire. On verra par exemple, le mucus se charger et devenir plus abondant ou encore les urines devenir plus odorantes et troublées. Comme on peut le voir, l’organisme agit selon une certaine sagesse que nous contrecarrons malheureusement trop souvent.

 

Les crises de désintoxications mal comprises

 

 

 

Lorsque l’organisme, dans sa sagesse, déclenche une opération de nettoyage interne (la grippe en est l’exemple le plus classique), beaucoup de gens réagissent incorrectement. Ils ne reconnaissent pas le travail d’élimination qui s’opère dans le corps et viennent s’y opposer. Cette situation est des plus préjudiciable et c’est pour cette raison que je m’efforce de diffuser la meilleure information possible avec l’espoir qu’elle permettra à tous de prendre des décisions mieux éclairées, dès le début, pour traiter leurs maladies.

 

Les symptômes d’élimination qui accompagnent les affections aiguës ne sont ni compris ni reconnus à juste titre par le milieu médical et la population. On pense généralement qu’il faut les combattre. Ainsi lorsqu’une personne fait de la température (ce qui témoigne des efforts accrus de certains organes du corps), lorsqu’elle transpire, lorsqu’elle crache ou lorsqu’elle se mouche abondamment, on pense immédiatement à mettre un terme le plus tôt possible à ces manifestations de désintoxication. Bien sûr, il faut reconnaître que les symptômes de désintoxication ne sont pas agréables et bien souvent, dérangeants, ils ne demeurent pas moins le moyen unique, élaboré par la nature pour conserver la santé. Le seul moyen valable d’éviter les crises de désintoxications et leurs symptômes est d’éviter l’intoxication. C’est ainsi que la prévention prend tout son sens puisqu’elle permet en grande partie d’évier l’encrassement du corps  

 

Il est clair que dans les situations de maladies aiguës il importe d’éviter le plus possible d’avoir recours à toutes sortes de médicaments anti-symptomatiques (eux-mêmes toxiques). Nous en reparlerons la semaine prochaine.

 

Bonne semaine

 

 

 

 

 

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