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# 13 : MARS, LE MOIS DE LA NUTRITION (deuxième partie)

CHRONIQUE # 13 : MARS, LE MOIS DE LA NUTRITION (deuxième partie)

CHRONIQUE

MODE DE VIE ET MIEUX-ÊTRE

 

 

Pierre Choinière n. d.

Membre du C.N.Q. et de la

Société ÉducoSanté

 

 

 

 

                                 L’ALIMENTATION NATURELLE

 

La semaine dernière, j’ai conclu ma chronique en vous fournissant quelques règles simples dans le but de vous permettre d’encadrer votre démarche vers une alimentation santé, naturelle et écologique. En les appliquant graduellement, vos dépenses d’épicerie auront un impact positif sur votre santé et celle de toute notre planète.

Mais une alimentation naturelle c’est quoi au juste? Selon Agriculture et Agroalimentaire Canada (guide d’étiquetage et de publicité des aliments, 1er mai 2003) : « L’allégation « naturel » dans la plupart des cas est synonyme de : « ne contient aucun additif alimentaire, élément nutritif, agent aromatisant, additif accidentel ou contaminateur ajouté ». Selon moi, cette définition est nettement insuffisante et n’englobe que partiellement toutes les étapes qu’un aliment peut avoir à subir avant de se retrouver dans notre bouche. Par exemple, le sucre blanc qui a été « purifié » par des procédés industriels est, en fin de compte, dépouillé de ses constituants nutritifs, mais peut tout de même porter l’appellation « naturel ». Un autre traitement administré à certains de nos aliments comme la pomme de terre et les épices pour les aseptiser, est l’irradiation. Dans le cas de la pomme de terre, la dose nécessaire à son irradiation équivaut à 2,5 millions de radiographies pulmonaires d’un seul coup. Cette exposition est 50 fois plus élevée que la dose nécessaire pour tuer un être humain (réf. : Nordion International inc., dépliant portant sur l’irradiation des aliments, 1994.). Au Canada, les aliments dont le contenu irradié est inférieur à 10 % n’ont pas à se soumettre à l’étiquetage exigé par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Décapant n’est-ce pas! Et que penser du génie des multinationales de l’alimentation ne se gênant aucunement pour manipuler les gènes de nos aliments d’un règne à l’autre? Ainsi, une tomate (règne végétal) devient résistante au froid en recevant un gène d’un poisson d’eau froide (règne animal). Pourtant, plusieurs études ont révélé les risques de cette pratique pour la santé et l’environnement (risques d’allergie, résistance de bactéries pathogènes aux antibiotiques, cancers, etc.) et ont forcé plusieurs scientifiques d’un peu partout dans le monde à demander un moratoire sur l’utilisation du génie génétique en agriculture. En voulez-vous un peu plus? Selon Santé Canada, de 60 % à 75 % des aliments transformés vendus dans les épiceries pourraient contenir des ingrédients génétiquement modifiés à l’insu du consommateur (Santé Canada 2003).

En regard à toutes ces manipulations industrielles qui n’ont en définitive qu’un seul but : rendre l’aliment plus rentable aux multinationales exploitantes (Coca-Cola, General Mills, Nestlé, etc.), je réitère que l’aliment le plus ¨naturel¨ est bel et bien celui que l’homme a le moins manipulé.

                                     

                                     LES ALIMENTS BIOLOGIQUES

Les aliments biologiques sont-ils une alternative aux mauvais traitements et à la mauvaise qualité de nos aliments?

Au Québec, l’utilisation des termes comme « biologique », « écologique », « organique », « bio », est protégée par la loi sur les appellations réservées. Le gouvernement encadre le processus de certification par le biais du Conseil d’accréditation du Québec (CAQ). Les principaux organismes accrédités (2003) sont : Garantie Bio/Ecocert, OCIA-Quebec, Québec Vrai, Quality Assurance International (QAI), Farm Verified Organic (FVO), Vérifié biologique (OCPP/Pro-Cert Canada).

En gros, la certification biologique donne aux consommateurs l’assurance que l’aliment a été cultivé (végétaux) ou élevé (animaux) sans OGM, sans pesticides ni engrais chimiques, sans hormones de croissance, antibiotiques ou farines animales (maladie de la vache folle), qu’il ne contient aucun additif alimentaire et finalement qu’il n’a pas été irradié. 

L’agriculture biologique est en soi un éco-système agricole productif, respectueux et équilibré. La valeur des aliments qu’elle produit est donc nécessairement, comme les études le prouvent, plus élevée. De plus, les aliments biologiques transformés le sont consciencieusement. Les additifs alimentaires comme les agents de conservation, les colorants, les saveurs, les texturants chimiques et les traitements comme l’irradiation ne sont pas autorisés. Vous ne retrouverez pas de nitrites, de sulfites, de glutamate monosodique, de BHT et BHA, d’aspartame, d’acésulfame K, etc., dans les préparations biologiques.

À la lumière de ces quelques précisions, j’espère qu’il ne persiste plus aucun doute de la supériorité des aliments biologiques sur les aliments conventionnels.

La tendance à manger vert et à manger coloré est maintenant installée. Dans les Super Marchés, les étalages de végétaux augmentent régulièrement et il y a de plus en plus de superficies réservées aux aliments biologiques. Cette situation est excellente et ne peut qu’être profitable dans la mesure ou ces aliments sont obtenus de manière équitable envers les terres agricoles et les agriculteurs. 

Le temps où la médecine officielle ne reconnaissait aucun lien entre les aliments et la maladie est révolu. La population, maintenant consciencieuse, réclame des aliments sains, car elle en connaît l’importance.

En appliquant la règle des 3N-J et la règle des trois V, nous exerçons notre droit de vote à chaque aliment que nous mettons dans notre panier. Ce vote réclame une exploitation écologique et équitable de nos ressources planétaires.

Je reviendrai la semaine prochaine sur quelques points précis de ces deux règles. Il sera intéressant d’en connaître davantage sur l’alimentation vivante.

 

 

Bonne semaine à tous

 

 

 

 

 

 

 

 

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