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# 12 MARS, LE MOIS DE LA NUTRITION (première partie)

CHRONIQUE # 12 MARS, LE MOIS DE LA NUTRITION (première partie)

CHRONIQUE

MODE DE VIE ET MIEUX-ÊTRE

 

 

Pierre Choinière n. d.

Membre du C.N.Q. et de la

Société ÉducoSanté

 

 

 

 

ACHETER C’EST VOTER

Une grande partie de notre pouvoir de changer les choses réside dans l’action d’acheter, et Dieu sait que nous achetons souvent. Chacun de nos achats et en particulier les aliments que nous consommons, a des conséquences directes sur notre santé et celle de notre planète. En ce mois de mars, consacré à l’alimentation, je vous offre trois chroniques consécutives. Elles poseront un regard critique sur les modes d’alimentation des hommes et sur l’état de santé de notre planète nourricière.

 

 

Je me suis toujours intéressé à l’alimentation. J’aime « faire l’épicerie », probablement parce que je suis curieux et gourmand. Cependant, quand j’ai commencé mes études en naturopathie, il y a vingt ans, j’ai appris que ce que nous mangeons peut ne pas nous convenir d’un point de vue physiologique, mais pis encore, que nos aliments sont souvent pollués par des substances qui ne sont pas de même nature que le corps ou qu’ils sont dépouillés des substances qui sont nécessaires au corps. Quel non-sens quand on sait que l’alimentation est à la base de la vie! Manger pour vivre peut donc se transformer en « mourir » de ce que nous mangeons. Je n’avais jamais regardé mon alimentation sur cet angle. Dès ce moment, j’ai compris la portée du dicton « acheter c’est voter » et j’ai commencé à modifier progressivement mes HABITUDES DE VIE. J’ai fermé la valve aux aliments néfastes à ma santé et j’ai ouvert la valve à ceux qui me sont bénéfiques.  Curieusement, les aliments de santé ont commencé à affluer partout dans les commerces. Effectivement, depuis vingt ans et encore plus depuis dix ans, le monde de l’alimentation est en profonde transformation. Les gens achètent et demandent des aliments-santé et l’industrie (quel mot épeurant quand il s’agit de notre nourriture) ne peut que répondre à cette demande. Le pouvoir de la masse est bel et bien observable dans le changement des comportements alimentaires des pays industrialisés. Mais qu’en est - il du reste de la planète?

 

 

AILLEURS DANS LE MONDE

La communauté médicale internationale reconnaît maintenant que l’alimentation joue un rôle déterminant dans la genèse des maladies. On constate que le nord de la planète meurt de trop manger et de trop mal manger (malbouffe) tandis que famine et sous-nutrition du sud s’aggravent et tuent les enfants par millions. Il faudra tôt ou tard remettre réellement de l’équilibre dans cette inégalité outrageuse avec des moyens beaucoup plus puissants que les organismes humanitaires et les appareils gouvernementaux.

Par ailleurs, c’est vraiment de façon internationale qu’on se rend compte que plusieurs organismes génétiquement modifiés (OGM), produits chimiques, agents de conservation, colorants artificiels, additifs alimentaires ainsi que des résidus de pesticides, d’hormones et d’antibiotiques sont présents dans notre nourriture. Les liens entre la consommation de ces produits et plusieurs cancers, allergies, déficiences du système immunitaire et autres maladies sont maintenant établis. En parallèle à tous ces avancements, partout à travers le monde, les techniques alimentaires simplifiées et traditionnelles comme l’agriculture biologique et l’alimentation naturelle et vivante connaissent un essor remarquable et permettent la consommation d’aliments plus nourrissants parce qu’ils sont moins altérés et pollués.

 

 

QUELQUES RÈGLES

Mais nous, confortablement assis trois fois par jours devant notre repas, que pouvons-nous faire? Puisque « c’est l’argent qui mène le monde » chaque aliment que nous achetons, vous l’avez bien compris, est un vote qui peut avoir des conséquences sur les habitants de l’autre côté de la planète ou sur l’agriculteur le plus près de chez nous.   Voici quelques petites règles qui vous permettront d’encadrer votre démarche vers une alimentation saine et écologique.

D’abord le concept des 3N-J : élaboré par la Québécoise Laure Waridel cofondatrice de l’organisme Équiterre;

  1. Un premier N pour Nu : ce premier point concerne l’emballage de nos aliments. Que reste-t-il après nos repas?  Un cœur de pomme à composter et quelques graines à conserver ou une pellicule de cellophane et du styromousse pour nous polluer? Achetons le moins emballé possible. C’est une question d’environnement.

  2. Un deuxième N pour Non-Loin : comme le dit Laure Waridel, quel lien existe-il entre notre brocoli de Californie et les changements climatiques? Le lien est direct et s’exprime en terme de pollution. Cependant, des solutions à ce fléau émergent de plus en plus. Les Amis De La Terre de L’Estrie on mit sur pied un concept d’achat des produits de plusieurs fermes avoisinantes avec point de vente, à Sherbrooke. On peut aussi se procurer facilement des « paniers bio » en provenance de nos campagnes.

  3. Un dernier N pour Naturel : il s’agit ici de choisir les aliments les moins transformés possible. Moins l’homme y a touché mieux c’est. De plus, il faut choisir des aliments issus d’une culture respectueuse des terres,  non toxiques pour elles et pour nous.

Et finalement le J pour Juste : notre système agroalimentaire n’échappe pas à la mondialisation. Les multinationales ont engraissé au point de devenir obèses à grand coup de fusions. Elles engrangent des profits à coup de milliards. Leur pouvoir qui n’appartient qu’à une poignée d’hommes est plus puissant que celui de l’État. Pouvons-nous avoir un impact réel en achetant des denrées (café, chocolat, sucre, etc.) provenant du commerce équitable? Il est permis de croire que oui, ce concept de coopération est encore jeune, mais il est rempli d’espoir.

 

 

Et pour finir la règle des trois V : cette règle a été formulée par un médecin suisse, le Dr Christian Tal Schaller. Pour lui, une saine alimentation doit être Végétale, Vivante et Variée.

  1. Un premier V pour Végétale : il s’agit d’une alimentation essentiellement végétarienne de culture biologique exempte d’aliments transformés et de tout additif indésirable.

  2. Un deuxième V pour Vivante : cette alimentation est constituée exclusivement de végétaux non cuits incluant les pousses et les germinations.

  3. Un dernier V pour Variée : il est clair qu’il faut consommer une variété d’aliments pour assurer à l’organisme l’apport de tous les nutriments essentiels.

Il faut retenir de ces règles qu’elles n’ont pas à être appliquées à 100 %. Si l’on parvient à les utiliser dans une proportion de 80 %, en se gardant un 20 % pour de petits écarts, notre effort sera valable. Cette formule du 80 -20 permet de s’impliquer de façon équilibrée.

 

 

Bonne « épicerie » et à la semaine prochaine.

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